01.05.2008

Lettre ouverte contre le vote des OGM du 7 mai

M. le Commissaire,

Vous serez amené le mercredi 7 mai à vous prononcer sur la mise en culture de 3 nouveaux OGM et à vous prononcer plus généralement sur l'avenir des plantes génétiquement modifiées en Europe.

Je vous demande de voter contre la mise en culture de ces nouveaux OGM. Leurs dangers potentiels n'ont pas été correctement évalués. Ils n'ont été testés que sur 90 jours, alors que les pesticides sont testés sur 2 ans. Leurs effets à long terme sur les autres organismes et sur les sols ne sont pas non plus connus. Des études récentes sur le maïs Bt font notamment apparaître des risques potentiels sur certains papillons et sur les écosystèmes aquatiques. Le principe de précaution doit donc être strictement appliqué.

Plus généralement, je vous rappelle que les dangers potentiels des OGM, tant sur la santé humaine que sur l'environnement, font l'objet d'une controverse scientifique croissante. Leurs méthodes et protocoles d'évaluation actuels sont également très controversés.

De nombreux pays européens sont sceptiques sur les OGM. Une instance internationale (IAASTD), sous l'égide de la FAO et de la Banque mondiale, a de son côté récemment admis leur absence d'intérêt au niveau international pour résoudre la question de la pauvreté, de la famine et des changements climatiques. Quant aux citoyens, ils sont comme vous le savez très majoritairement opposés aux OGM.

Je vous demande, M le Commissaire, de tenir compte de ces éléments fondamentaux lors du débat de mercredi prochain. La responsabilité de l'Europe est grande dans la promotion d'une agriculture durable et répondant aux enjeux alimentaires du siècle.

François F 

Engagez-vous contre les OGM !

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11.04.2008

Livre : Le monde selon Monsanto

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Je vous recommande ce livre qui traite du souci des OGM. Je suis totalement contre l'exploitation des OGM en plein champs, ce livre raconte bien l'histoire de la multinationale Monsanto.

Ecrit par Marie-Monique Robin, " Le monde selon Monsanto" est disponible aux éditions La Découverte - Arte Edition

La préface est signé par Nicolas Hulot. 

22.07.2007

Une pomme de terre OGM bientôt autorisée

Une pomme de terre OGM va bientôt être autorisée par la Commission européenne. Il s'agira de la première autorisation de mise en culture d'un OGM depuis le maïs BT Monsanto 810 en 1998. Une majorité des ministres de l'agriculture des pays membres de l'Union se sont pourtant prononcés contre, lundi 15 juillet à Bruxelles, mais la majorité qualifiée n'a pas été atteinte. Greenpeace déplore que les gouvernements élus se déchargent une fois de plus de leur responsabilité au profit de la Commission.

6 pays se sont abstenus, 11 ont voté contre et 10 pour l’autorisation de mise en culture de la pomme de terre OGM de l’industriel allemand BASF… Faute de majorité dans un sens comme dans l’autre, la décision va donc revenir à la Commission. « Nous déplorons une fois de plus cette procédure biaisée : à chaque fois la Commission européenne dit oui en se basant sur l’avis de l’autorité européenne de sécurité des aliments » déclare Arnaud Apoteker de Greenpeace. « Les ministres fuient leur responsabilité alors que les opinions publiques européennes sont majoritairement opposées à l’invasion des cultures et des produits OGM ! »

En s’abstenant, le gouvernement français a permis d’éviter que la pomme de terre soit adoptée immédiatement par le Conseil des ministres, mais a fait l’autruche, fermant les yeux sur les 86% de français hostiles aux cultures d’OGM.

La pomme de terre BASF contient un gène de résistance à la néomycine et à la kanamycine, des antibiotiques réservés au traitement des infections aigües. « La résistance accrue des hommes et animaux aux antibiotiques est un grave problème médical. Utiliser des gênes résistants alors que ce n’est pas indispensable est tout à fait irresponsable ! » poursuit Arnaud Apoteker.

Contrairement aux affirmations de la Commission, l’utilisation de cette pomme de terre ne sera pas qu’à seule fin de production d’amidon pour l’industrie du papier. Certains résidus pourront servir à l’alimentation animale. Dans sa demande d’autorisation, BASF n’exclut d’ailleurs pas que cet OGM puisse être utilisé ou présent dans l’alimentation.

« En autorisant pour la première fois une pomme de terre OGM, la Commission va faire un pas de plus vers l’irréparable. Comme pour le maïs, le risque de contamination des cultures conventionnelles et biologiques, et donc de passage dans la chaîne alimentaire, ne peut être écarté » conclut Arnaud Apoteker.
 
Source : Greenpeace